Espaces côtiers et marins

Porteurs :

Brice TROUILLET (LETG, UMR 6554 CNRS, Nantes)
Rodolphe DEVILLERS (ESPACE-DEV, CNRS UMR 228, Montpellier)

Contexte, problématique, rationalité, enjeux

Avec plus de 40% de la population mondiale vivant près des côtes, les environnements côtiers et marins font face à des défis de plus en plus grands en termes de développement durable. L’espace côtier connaît une artificialisation galopante alors que ces milieux sont aussi parmi les plus sensibles aux impacts des changements climatiques. Le milieu marin, encore mal connu comparativement au milieu terrestre, fait lui l’objet d’un nombre croissant d’usages (p.ex. pêches, transport maritime, énergies renouvelables) menant à de plus en plus de conflits entre utilisateurs de cet espace commun et à  des dégradations rapides de l’environnement.
La géomatique apporte des méthodes permettant d’observer et de mieux comprendre ces environnements complexes, mais aussi de fournir aux décideurs des éléments pouvant mener à une gestion intégrée plus durable. Toutefois, les communautés de recherche s’intéressant à ces espaces à l’aide d’approches géomatiques travaillent souvent en silo et sont souvent détachées de la communauté géomatique alors qu’elles pourraient grandement bénéficier d’approches interdisciplinaires et réflexives autour de ces questions.

Verrous scientifiques

L’AR vise à structurer et à consolider la communauté géomatique autour de questions interdisciplinaires reliées aux espaces côtiers et marins.
A cette fin, cette AR propose:

  • d’étudier des méthodes émergentes de collecte d’information dans les espaces côtiers et marins (p.ex. réseau de capteurs, observatoires des environnements naturel et humain, observations volontaires, télédétection optique et acoustique);
  • d’étudier le développement d’infrastructures permettant de gérer et analyser de larges bases de données (p.ex. transport et navigation maritimes);
  • d’étudier de nouvelles manières de représenter les dynamiques des usages maritimes (p.ex. geoviz), notamment pour les activités mobiles (p.ex. pêche, nautisme, transport maritime), tout en analysant leurs effets qu’elles ont sur l’appréhension des problèmes/questions;
  • d’étudier de nouvelles approches de modélisation des processus permettant de fournir des scénarios utiles à la gestion de ces environnements;
  • d’appréhender spatialement le cumul de contraintes, les conflits d’usages et leurs effets sur les activités et l’environnement dans le contexte de la planification spatiale marine;
  • de concevoir des indicateurs pouvant venir en support aux politiques de gestion des milieux côtiers et marins.